La goutte qui fait déborder… La CUP

Messieurs, d’avance je m’excuse mais je vais aborder un sujet typiquement féminin, les protections hygiéniques. Après, si vous avez la chance d’avoir une femme, où une fille, ou mieux, les deux lisez quand même… Avant de commencer, il faut savoir que je suis une réfractaire aux informations, vous savez, le JT… Mais même une hermétique telle que moi a entendu toutes sortes d’horreurs à propos des protections hygiéniques. Donc ne faites pas les innocents. Vous savez tous qu’il y a là matière à disserter.

Prawny

J’ai déjà râlé un petit peu à propos des déchets qui s’amoncellent dans nos champs de vision. Le cas des tampons et autres serviettes donne vraiment à réfléchir. Du coup, quand une femme souhaite réduire la quantité de déchets qu’elle produit, elle doit forcément tôt ou tard se pencher sur le cas de ses règles. Je me suis intéressée à la question et les chiffres font froid dans le dos… L’industrie de la protection hygiénique est l’un des plus polluant. Chaque année, c’est 45 milliards d’unités produites dans le monde. Bon, le monde c’est grand donc à l’échelle d’une femme, ça en représente à peu près 300 par ans. De 10 000 à 15 000 par vie. Quand on pense qu’il faut 500 ans à une serviette pour se dégrader, ça laisse rêveur, rêveuse en l’occurrence. Si on ajoute à ça le coût de tout ce joli monde on peut dire que les femmes ont bon dos !

Un peu comme le tri sélectif, le jour où j’ai commencé à changer la façon de vivre mes règles ce n’était pas par conviction mais par obligation.

J’ai eu la chance, il y a quelques années, de vivre une allergie, une intolérance, ou je ne sais pas trop quoi. Un jour, au cours de ma semaine préférée du mois, j’ai eu l’extrême bonheur de ressentir des démangeaisons à un endroit assez gênant. Sachez qu’en plus d’être une réfractaire au journaux télévisés, j’ai une dent assez dure envers les médecins et particulièrement envers les gynécos, plutôt crever (ouais, enfin presque…) que d’aller en voir un. Baignant dans le milieu médical, j’ai quelques connaissances théoriques et aussi quelques connaissances pratique à mon propre sujet. Donc dès les premiers signes d’inconfort, je me suis dirigée vers la pharmacie la plus proche pour dégainer mon ordonnance « automédication ». Néanmoins, malgré toute ma science, les démangeaisons étaient atroces. Ça a commencé doucement et puis ça a empiré. J’avais sorti l’artillerie lourde pour me débarrasser du Candida, savon, ovule, remèdes de grand mère… Efficacité = 0. J’ai dû, malgré tout, me résoudre à aller aux urgences, c’était ça ou la pendaison. Face à l’incompétence (ignorance, manque de temps, de moyens…) du personnel médical qui m’a pris au mieux, pour une parano, au pire pour une folle (en mode  » elles font chier ces bonnes femmes avec leur problème à la con, ça doit être psychosomatique »), j’ai simplement été confortée dans ma médiocre opinion de la médecine moderne😑. Ce soir là je suis rentrée chez moi en rêvant d’un râteau, d’une fourchette, d’un peigne, n’importe quoi pour m’arracher la peau. Je suis là seule à penser que les gynécos sont les médecins qui dénigrent le plus les femmes ? C’est pas le sujet mais peut être un jour…

Finalement, ni pendaison, ni écorchage, à l’époque, ma petit fille, Tic, faisait des crises d’eczéma. J’avais donc en ma possession une merveille de la technologie, à savoir, une crème à la cortisone. Et puisque ça stoppait les démangeaison de son eczéma, ça pourrait peut-être marcher pour mon cas. Par chance, ça a été une heureuse idée j’avais enfin la solution et en plus, ma peau était intacte👍. Franchement, au point où j’en étais, j’était prête à tout essayer même l’acide ! Voila, épisode clos. Ce n’était qu’une crise d’eczéma extrêmement mal placée. Enfin, c’est ce que je croyais.

Après quelques jours, la situation était rentrée dans l’ordre. Et à part un très mauvais souvenir, il ne me restait que cette question : « qu’est ce qui m’a provoqué ça ? ». La réponse m’est apparue un mois après.

Alors que ma semaine préférée était enfin revenue, j’ai sorti tout naturellement la solution à tous mes problèmes : la serviette hygiénique. J’étais une cliente fidèle, toujours la même marque. J’avais 30 ans, ça faisait presque 20 ans d’achats réguliers. Cette fois-ci, la réaction a été quasi instantanée. Les démangeaisons étaient de retour. Mais cette fois là, de un je connaissais le remède, de deux, le coupable venait de se dénoncer. Ma curiosité piquée au vif, j’ai sorti mon super smartphone et j’ai tapé dans le moteur de recherche : A*****S allergies.

AlexAntropov86

Devant le nombre de réponses générées à la seconde, mon coupable s’est trouvé condamné instantanément. En creusant un tout petit peu, on découvre la présence de pesticides, de perturbateurs endocriniens, de substances CMR (Cancérigène, Mutagène, Dangereux pour la reproduction). Pour la petite histoire, je travaille en laboratoire, et les produits CMR, on en a quelques uns, mais à la différence des tampons, on est au courant, on doit se protéger absolument pour éviter tout contact, et ils ont leur voie d’élimination dédiée. Aux États unis les produits d’hygiène féminine sont considérés comme des dispositifs médicaux depuis les années 70, les DM, sont classés comme tels car doivent répondre à des exigences réglementaires particulières de qualité. En attendant, en France, on retrouve des pesticides interdits en Europe depuis 20 ans. Je précise qu’un test rapide m’a permis de vérifier le lien de cause à effet…

N’empêche que la semaine avait démarré. Donc je suis allée acheter une autre marque en attendant, il le fallait bien. J’ai cherché une alternative, et c’est à cette occasion que j’ai découvert les protection lavables et la CUP que je me suis empressée de commander. Et me voila revenue à l’âge de pierre, avec mes serviettes lavables. Parce que oui c’est vrai, il faut les laver, je ne peux pas le jeter comme les millions de tonnes déjà oubliées ces vingt dernières années. Mais le vraie révolution pour moi ça a été la cup. Elle m’a changé la vie. Où comment oublier ses règles… Le principe est vraiment très simple. Ca demande un peu d’entraînement avant de chopper le coup de main. Mais une fois la technique rodée… C’est juste trop génial. Et un rapide calcul vous permet de visualiser l’économie réalisée, une cup qui peut être utilisée 10 ans, coûte entre 15 et 30 euros. Je précise malgré tout que je continue à utiliser les serviettes lavables pour le jour où je suis la plus généreuse.

Klo_la_grenouille

Donc voilà mon histoire. J’ai ouï dire que je n’étais pas la seule à avoir vécu des expériences similaires avec des produits similaires. De base, ce n’est pas pour sauver le monde que je m’y suis mise. Mais le résultat est là. Je produis moins de déchets qu’avant. Et ma mauvaise expérience sera mise au service de mes filles et de toutes les femmes que je côtoie.

Pour en finir avec cette anecdote, je dirais que peu après, je me suis donnée comme mission de convertir toutes les femmes que je pourrai. J’avais trouvé ça trop dommage de n’avoir découvert cette objet génial à 30 ans. Malheureusement, l’enthousiasme dont mes interlocutrices faisaient preuve quand j’en parlais m’a vite refroidie. Du coup, je garde ma cup pour moi et les femmes qui me sont proches. Je laisse le soin aux autres de faire leur propre chemin.

Alors, mesdames et messieurs, dites moi tout, comment ça se passe chez vous ?

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s