Et si on parlait… des transports en commun…

Transports en communs :  groupe de mots doté du pouvoir de faire perdre son calme à n’importe quel yogi surentrainé

Il s’agit là d’un sujet si vaste, qu’il faudra bien trois épisodes pour en relater toutes les facettes. Aujourd’hui ce sont les perturbations de trafic qui sont mises à la fête. Et si vous avez la chance d’échapper à cette insupportable routine, bienvenue dans le monde des franciliens.

Klo_la_grenouille

J’ai une théorie quant aux diverses raisons qui font que ce matin ce n’est pas une heure qu’il faudra pour arriver au travail, mais deux. Selon moi, chaque jour, un peu comme dans motus ou au loto, un employé de la SNCF est chargé de tirer au sort un petit papier d’une main innocente (sous contrôle d’huissier evidemment). Dans l’urne, se trouvent une centaine de bulletins sur lesquels sont noté soit trafic normal environ 30, soit un motif de problème, environ 70.

Parmi les 70 perturbations possibles, certaines se répètent. Je m’explique, le débordement de la Seine, par exemple, n’est pas très fréquent, donc il n’y en a qu’un seul exemplaire, par contre l’accident de voyageur y est dix fois, l’accident grave de voyageur, plutôt cinq etc…

Bien-sûr, il y a quatre urnes, une par saison, parce que bon, même si on est complètement lobotomisés par nos portables, si on nous dit que la neige recouvre les voies en plein mois de juillet, il y a moyen qu’on tilte tôt ou tard. Quoique, vu le dérèglement climatique, peut être qu’un jour il n’y en aura plus qu’une, c’est beau le progrès…

Donc la grande surprise du jour c’est de savoir si on arrivera à destination, si oui, en combien de temps. Quelle aventure n’est-ce pas ! En général, cette destination est le travail, où notre supérieur nous regardera d’un air réprobateur parce qu’on arrive à 9h28 au lieu de 9h15. D’ailleurs si tu veux un billet de retard pour ne pas te faire taper sur les doigts, comme quand tu avais 12 ans et que tu étais au collège, il faudra aller le chercher sur internet, d’ici 24 heures !

Nous sommes tous tellement habitués aux problèmes de train, que la plupart d’entre nous acceptent la fatalité. On dirait un exercice de force mentale ou bien c’est un moyen d’écraser toute combativité ou envie de rébellion… Sérieusement, t’es tellement soulagé d’être enfin arrivé que tu vas perdre encore plus de temps pour te plaindre ! C’est à qui restera le plus souriant alors qu’en trois jours, c’est la quatrième fois que le train est supprimé, retardé, détourné où changé de voie… Et pour rajouter un peu de piment dans tout ça, les affichages, les annonces, le régulateurs de flux (métier inutile s’il en est, désolée j’avais ça à dire), donnent des informations contradictoires. Est ce que c’est normal d’être étonné quand le trajet se déroule bien ? Je ne pense pas…

Le jour où Amour a un mouvement d’humeur, et qu’elle décide de s’en prendre un écran d’information, les autres « voyageurs » se permettent de la juger : « mais qu’est ce qu’elle a celle la, elle est complètement folle ! ». Non, on n’a plus le droit de se mettre en colère parce que ça sert à rien et blablabla… Le rendez-vous hyper important et les problèmes générés par les retards récurrents tout le monde s’en tamponne, prière d’accepter la situation, de garder son calme, de sourire et le tout en SILENCE… [Autant vous dire que cette dame qui s’est permise de dire que j’étais accompagnée d’une folle a reçu pour réponse : « et toi t’es complètement conne, me parle pas, vas chier… » et autres joyeusetés lancées avec passion.]

Klo_la_grenouille

 Avant, je partais de chez moi avec un ou deux trains d’avance, histoire d’être vraiment sûre d’être à l’heure. Alors j’arrivais en avance, mais je ne pouvais pas partir plus tôt, donc mes journées étaient plus longues. Et le pire, c’est que ce n’était parfois pas suffisant, la SNCF étant très douée pour te mettre en retard… Maintenant, j’ai choisi de partir à chaque fois à la même heure, plus jamais en avance. Et puis si j’arrive en retard, tant pis…

Force est d’admettre que les personnes qui rédigent tous ces petits bulletins de malheurs ont beaucoup d’imagination, et ils se renouvellent en plus. Je suis une habituée du RER (ou cas où mon ton excédé ne vous aurait pas mis sur la voie) et je suis estomaquée d’entendre de temps en temps une raison jamais invoquée auparavant. C’est beau l’esprit humain. Ils poussent même le vice jusqu’à faire durer certaines perturbations plusieurs jours. C’est vraiment fantastique.

Et quand il n’y a pas de câble sectionné, de dénivellement de voies où autre, vous pouvez vous attendre à un petit mouvement de grève. Ce qu’il y a d’absolument grandiose avec ces grèves, c’est que ça fait chier tout le monde, sauf les gens qui ont le pouvoir d’améliorer le sort des grévistes. En plus, pour ça, ils attendent les températures extrêmes, froides de préférence. Comme ça t’es obligé de monter, d’essayer en tout cas, dans un train bondé. Finalement, c’est plutôt cool cette chaleur humaine parce que les rares trains qui circulent ne sont pas chauffés. Et à choisir, tu préfères ça plutôt que de te geler le cul sur le quai comme un con. Ajoute à ça un peu de vent et de pluie verglaçante, et on est au top. Tu me diras, en été c’est pas mal non plus, sauf que cette fois les trains ne sont pas climatisés, faut pas déconner !

Et quand il n’y a pas de grève, on fait des travaux… AHAHAH non mais ç’en est presque comique vous ne trouvez pas ! En semaine mais aussi le week-end, où pendant les vacances sinon c’est pas drôle, c’est bien connu que personne ne travaille à ces moment là ! Moi je pense qu’ils choisissent les dates en fonction de mon planning, c’est pas possible que ce soit un hasard. Et si jamais je me prévois une sortie, pour peu que j’ai envie de me détendre après ma semaine de merde dans les transports, ben je l’ai dans l’os, pour rester polie !

Klo_la_grenouille

En conclusion, et pour clore ce récit, je tiens à remercier le RER C(atastrophe) et le RER D(ésastre) de contribuer à l’amélioration de mes conditions de vie.

Dans le prochain épisode, j’aborderai la partie « COMMUN » des transports en commun. Parce que sans tous mes compagnons de route, ça ne serait vraiment pas pareil !

NB : je n’ai parlé que du RER, mais sachez que si par miracle un trajet se déroule sans encombre, le bus et le métro prennent le relais avec brio pour finir de nous achever.

3 Replies to “Et si on parlait… des transports en commun…”

  1. Ah ah, les transports en commun, vaste sujet ! J’ai vécu un temps sur le RER C et j’ai compris la leçon. Je ne sais pas si ça a changé mais en 2004/2005, il y avait un train par heure le dimanche et pendant l’été ils avaient fait des travaux sur la ligne, si bien qu’il fallait prendre une navette pour se rendre d’un point à un autre… Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux – j’ai déménagé et je prends la ligne 7 du métro – mais il m’arrive de ne plus supporter le côté souterrain et un peu oppressant du métro.

    J'aime

    1. Je ne suis pas sure qu’il y ait eu une évolution depuis 2005, je suis sur la ligne depuis cette période à peu près et je trouve que c’est de pire en pire. Je préfère en rire… Être sur le métro c’est sûr que c’est moins difficile, mais je vous rejoins concernant le côté souterrain. Du coup dès que je peux, j’opte pour le bus et les plaisirs des embouteillages… Mais avec un bon livre ça passe.

      Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s