Pisser debout, la véritable libération de la femme.

Jusqu’alors passée totalement inaperçue, vécue sans questionnement particulier, acceptée telle une fatalité, l’inégalité des hommes et des femmes quant à la façon de soulager leurs besoins naturels commence à faire parler d’elle. En effet, jamais avant ces derniers mois je n’avais autant rencontré d’initiatives permettant de remédier à ce fait, urinoir féminin, pisse-debout…

Lumpi

Le constat est pourtant clair. Lorsque deux êtres humains, l’un de sexe féminin et l’autre de sexe masculin ressentent le besoin très courant d’uriner, le premier se trouve bien plus embêté que le deuxième. Pour un gars rien de plus facile, n’importe quel WC fera l’affaire, quel que soit son état de propreté. Mais si jamais les toilettes sont trop loin, s’il y a trop de monde, s’il faut débourser les 80 centimes nécessaires pour acheter le pain, alors la solution est simple, il suffit de s’arrêter sur le bas-côté, sortir son engin, et arroser les plantes… En revanche, pour les meufs, chacun de ces problèmes est un vrai problème… J’avais coutume de dire que les vessies féminines, entraînées régulièrement à se retenir, avaient augmenté naturellement de volume pour permettre à leurs propriétaires de tenir plus longtemps que leurs homologues masculines. Parce que dans les faits, jamais ces messieurs n’ont vraiment besoin de patienter avant de pouvoir se lâcher.

Depuis plusieurs mois, j’ai renoué le contact avec bars, boites, et autres lieux de perdition. Ça fait tellement de bien de sortir… A moi en tout cas. Quiconque aura déjà eu l’occasion de siroter ce délicieux nectar saura exactement de quoi je parle quand je fais allusion au fait que la bière donne grave envie de pisser. Est-ce que l’histoire de la gouttière urinaire le long du bar est une légende urbaine ? Toujours est-il, qu’en tant qu’amateure de ce breuvage, je peux vous dire que j’ai comme un horrible pressentiment au moment où je dois me diriger vers les toilettes pour vidanger l’organe qui déborde. Ce haut lieu de saleté est d’ailleurs généralement très facile à repérer grâce à l’odeur plus ou moins discrète, délicate et caractéristique qu’il dégage.

Free-photos

Quand j’arrive à destination, mes narines ont commencé à s’habituer aux effluves nauséabonds si nécessaire. En effet, l’attente peut s’avérer longue en fonction de l’importance de la fréquentation féminine. On fait la queue, on noue des liens… Le trône est posé majestueusement au milieu de ce réduit fantastique et l’usage voudrai que je pose mon séant afin de procéder à l’offrande liquide. Sauf que… Euh… Non ! Il n’y a même pas moyen que j’envisage une seule seconde le contact avec ça, même si j’avais pensé à apporter lingettes, gants, éponges, que sais-je… Alors, et chaque femme en est capable, je vais devoir réaliser une prouesse physique. Mais avant, il convient de baisser suffisamment mes vêtements pour dégager complètement mes jambes et ne pas être entravée dans mes mouvements. Attention cependant à ce que lesdits vêtements ne touchent pas le sol, sous peine de ressortir du lieu avec son odeur fixée sur moi toute la soirée. Ensuite il faut s’installer en squat, assez bas pour s’assurer que le jet se dirige vers la cuvette et pas vers mes pieds et mon pantalon… une fois toutes ces précautions prises, on peut passer à l’éjection du liquide doré. Et c’est la que ça devient une prouesse. Parce que ma vessie me réserve parfois des surprises, sa capacité est impressionnante, je dois tenir la squat statique pendant tout le temps de sa vidange, qui peut prendre de très longues minutes. Attention à ne pas faiblir, sinon soit je me baisse imperceptiblement et je risque de toucher la cuvette ou alors je me redresse légèrement et c’est sur mes effets que j’envoie la sauce… Enfin, je prie pour qu’il reste du PQ, parce qu’évidemment dans la précipitation j’ai omis de contrôler ce détail avant.

Humusak

Je vous ai raconté les aventures de Klo en soirée. La version nature, est pas mal non plus. La encore, chacune d’entre nous s’est déjà retrouvée confrontée à cette situation. Bon, l’envie se fait pressante, tu as repoussé le plus possible, mais là, justement, c’est plus possible… Alors le pipi commence à te monter au cerveau, c’est terrible, tu ne pense plus qu’à ça. Des gouttes de sueur commencent à perler sur ton front, tu évacues des fluides mais ce ne sont pas les bons. Tu es aux aguets total. Tu recherches un endroit tranquille où tu vas pouvoir te soulager. Tu regardes à droite, il y a un gars avec son chien, tu regardes à gauche, il y a un couple de promeneurs avec enfants. Merde ! Comment tu vas faire ? Le stress monte d’un cran, en effet, tes reins viennent de produire une goutte de plus. Et là on est bien loin de la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Mais pourquoi tu penses à ça, ce n’est pas le moment. Ça y est le gars avec son chien est parti, la voie est libre. Tu t’engouffres. La gentille famille se rapproche, le timing va être serré mais tu décides de tenter le tout pour le tout et tu y vas. Tu t’enfonces un petit peu dans le sous-bois, tu regardes bien ou tu mets les pieds parce que dois-je te le rappeler le gars était là AVEC SON CHIEN. C’est bon, tu es en place, tu te mets cul-nu, et tu t’accroupis. Il y a un végétal quelconque qui te chatouille l’arrière-train, tu espères que ce n’est pas une ortie, quand bien même, c’est trop tard, le processus est enclenché et les vannes sont pratiquement ouvertes, rien ne peut plus t’arrêter maintenant. C’est parti ! Soulagement ! Si quelqu’un aperçoit ta lune, ça t’est complètement égal. Le bien être que te procures le fait d’enfin pisser alors que ça fait une demi-heure que tu ne penses qu’à ça surpasse toute la honte du monde. Vu la puissance du jet, tu t’arroses un chouilla les pieds, mais franchement, pas grave, c’est trop bon. Finalement, tu peux repartir l’esprit léger.

BarbeeAnne

Quel que soit l’endroit où tu décides d’aller quand t’es une meuf, la question se pose toujours tôt ou tard, où est ce que je vais bien pouvoir pisser ?

Outre la bière, d’autres boissons ont la particularité de stimuler la vessie, le café par exemple. Ma mère en boit chaque matin un méga bol. A cause de son métier, elle s’est retrouvée dans la situation où la vessie envahit l’entièreté de son être et sans savoir comment y remédier un nombre incalculable de fois. Alors elle a découvert un dispositif merveilleux : le pisse-debout. Elle aime bien partager ses découvertes et ça a été pour moi une grande nouveauté. Comment n’avais-je pas pensé à ça plus tôt ? Autant vous dire que ça a été le début d’une réflexion intense, encore une fois… Décidément cette année, je m’en pose des questions !

J’ai eu l’occasion d’aller faire un tour ou deux à la mutinerie où on a le choix entre pisser debout ou pisser assis(e). Il est clairement mentionné qu’homme ou femme, peu importe, on a aussi le libre choix quant à se façon de procéder. Deuxième étape dans la réflexion. (Le pisse-debout y est d’ailleurs en vente)

Il y a quelques semaines, j’ai testé le camping naturiste. Libérée de tout vêtement, pisser debout devient une évidence. Mais difficilement applicable à la vie de tous les jours. Puis je suis allée à la piscine, où j’avais l’habitude de me défroquer. Alors que franchement les toilettes y sont parmi les plus sales de la création, rien que ça. Mais mon passage dans une piscine plus sale encore que les autres (l’Aquaboulevard pour ne pas la citer) a changé la donne. La saleté additionnée à mon expérience naturiste ont fait que j’ai simplement pissé debout sans enlever mon bas.

REVELATION ! Pisser debout, c’est trop le feu !

Depuis ce jour, à chaque fois que je sors, je le fais en jupe, ou en robe. Du coup j’ai entrepris de faire de ces deux vêtements les instruments de la libération de la femme ! Et maintenant, en sortie, je pisse debout, ça change ma vie. Il fallait que j’en parle pour changer la vôtre.

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Ci-dessous, le petit guide pour vous y mettre :

1 – C’est bien plus pratique d’être en jupe ou en robe, je l’ai dit plus haut. Pourquoi ? Pas besoin de baisser son pantalon (bien que je sois sûre que c’est possible… à tester). Même s’il est de toute évidence à la portée d’une femme d’uriner debout, on est quand même quelque peu désavantagée par rapport à ces messieurs.

2 – Positionnez-vous face à la cible, cuvettes, arbre, vilaine ortie qui va payer pour toutes celles qui ont osé vous piquer le cul.

3 – Dégagez la zone de tir. Relevez le vêtement au-dessus du pubis. Décalez votre sous-vêtement, si vous en portez un, du côté qui vous est le moins gênant.

4 – Cette étape est cruciale pour obtenir un jet franc et pas une espèce d’éclaboussure dévastatrice. Il faut bien écarter votre chatounette pour libérer la sortie de l’urètre. Elle est planquée entre les petites lèvres… désolée pour les détails, mais il est important de dire les choses !

5 – Ouvrez les vannes et appréciez le moment.

6 – Essuyez la petite goutte avec le mouchoir dont vous aurez pensé à vous munir AVANT l’action.

Voilà mesdames, vous savez tout de cette découverte, qui contribue à me rendre meilleure. Comme la cup, comme mon déo… Autant de choses qui font que les petits tracas de la condition féminine sont réduits à néant. J’adore être une femme, j’adore découvrir des trucs et j’adore les partager.

Je n’ai pas plus détaillé l’utilisation du pisse debout parce que je trouve que ce n’est pas super pratique de me balader avec ça dans mon sac, et il faut pouvoir le rincer et tout ça. Mais j’ai testé vous pensez bien. C’est vrai qu’en pantalon, ça reste une alternative très intéressante.

Une petite chose encore qui me fait rire, c’est quand on me félicite d’être plus féminine en jupe. S’ils savaient…

Klo_la_grenouille

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